2) Un plaisir indispensable
Pour commencer, le plaisir alimentaire est formé de deux composantes: le plaisir procuré par un aliment et le désir de manger.
Le circuit du plaisir
Au niveau de la langue, les neurotransmetteurs libérés par les bourgeons du goût, dans le neurone gustatif, sont des informations transmises au cerveau par trois nerfs crâniens (nerfs gustatifs avec une spécificité différente, ils sont en vert sur le schéma, ce sont ceux qui communiquent avec la langue). Ces messages atteignent le cortex cérébral. Alors, la conséquence est la libération de dopamine (hormone du plaisir) par les terminaisons nerveuses issues de l'aire tegmentale ventrale. Ensuite, la dopamine arrive dans le nucleus accubems, qui est un petit noyau situé à la base du cerveau (au dessus de l'amygdale) dont la fonction est de susciter le plaisir gustatif.
Le sucre est consommé principalement pour son goût sucré, c'est une grande source de plaisir et de satisfaction.
Le plaisir se qualifie, au moment où le goût sucré active le circuit cérébral de la récompense et de la
motivation. Ce phénomène active les neurones dopaminergiques, ce qui produit l'augmentation de dopamine dans le cerveau.
Une addiction
Lorsqu'un plaisir intense est provoqué par la dopamine dans le cerveau, il en redemande de manière immédiate, ce phénomène se nomme l'addiction.
Tout d'abord, il faut savoir que les drogues ont comme effet de faire augmenter la dopamine. D'ailleurs on constate, que le goût sucré agit comme les drogues sur les circuits cérébraux de la récompense et de la motivation. Ainsi, le plaisir et la saveur sucrée sont indissociables, inséparables.
Expérience sur des rats:
Des rats ont eu un régime alimentaire riche en sucre, pendant plusieurs semaines.
On cherche à savoir si le sucre à un pouvoir addictif.
Après avoir été sevrés c'est-à-dire qu'ils ont été privés de leur consommation de sucre, les rats présentent un syndrome de manque. Celui-ci est caractérisé par un état d'anxiété avec une diminution de la sécrétion de dopamine dans le cerveau.
Conclusion, le sucre a un fort pouvoir d'addiction.
De plus, 90% des rats soumis au choix de s'abreuver en sucre ou en cocaïne, ont choisi la boisson sucrée. Ce qui permet d'affirmer que le pouvoir addictif du sucre est plus fort que celui de la cocaïne chez le rat.
Un plaisir différent
En outre, la perception différente du sucre à chaque personne.
Le plaisir dépend aussi du pouvoir sucrant. Le pouvoir sucrant représente la capacité d'un composé chimique à être perçu par un individu. Cette valeur s'attribue par comparaison avec le saccharose qui est la référence, qui a un pouvoir sucrant relatif de 1, ou bien de 100 si on doit évaluer un aliment équivalent ou moins sucré.
Le miel, par exemple, possède un pouvoir sucrant équivalent au saccharose.
Le pouvoir sucrant relatif de différents types de sucres:
| Edulcorants | Douceur relative |
| Saccharose | 1 |
| Fructose | 1.1-1.7 |
| Glucose | 0.5-0.8 |
| Maltose* | 0.4 |
| Lactose** | 0.3 |
* "Sucre de malt"
** "Sucre de lait"
Selon la substance sucrante, la qualité et l'intensité de la saveur sucrée varie beaucoup.
Il est souvent difficile de caractériser avec des mots appropriés les goûts et les saveurs que l'on perçoit, du fait que la perception est propre à chaque individu.